8:40 - August 09, 2019
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Le Centre Islamique de Formation et de Documentation (CIFOD) se prépare à lancer sa prochaine campagne d’apprentissage de la lecture du saint Coran. Une manière pour la structure d’aider les intellectuels, notamment les adultes, à pouvoir lire correctement le Coran au bout de trois (mois).

Pour parler des tenants et aboutissants de cette activité, Guineematin a reçu la visite de Mamadou Nassirou Diallo, coordinateur du CIFOD. Dans cet entretien, monsieur Diallo est revenue en détails sur plusieurs aspects liés à cet apprentissage inédit et très efficace de la lecture du saint Coran.
 
Le CIFOD s’est donné pour objectifs d’aider à l’apprentissage de la lecture du saint Coran. De quoi s’agit-il réellement ?
 
Il s’agit de donner une seconde chance à cette couche intellectuelle dont beaucoup n’ont pas pu apprendre le Coran très tôt, occupés aux études académiques et maintenant le service. Donc, on a constaté que ceux-ci seraient bien intéressés à avoir une seconde chance pour se rattraper en quelque sorte. Et beaucoup d’autres ont appris aussi le Coran dans, disons la version village. C’est-à-dire, il y’ a la façon de lire au village mais, il y’ a maintenant le Tadjwid.
 
C’est-à-dire l’art de la lecture du Coran. Donc, ils ont besoin d’une correction. Voilà donc, on a pensé à tout ça pour mettre en place cette stratégie de formation pour permettre vraiment à tous adultes intellectuels de se rattraper concernant le Coran. Donc, on a mis en place un programme pour faciliter la lecture du Coran à tous ces adultes intellectuels au bout de 3 mois et on a des résultats vraiment très concrets.
 
Vous pouvez assurer les gens qu’au bout de 3 mois ils peuvent vraiment lire le Coran ?
 
Prenons par exemple quelqu’un qui est nouveau converti à l’islam, qui n’a vraiment aucune notion sur le Coran. On a mis en place un programme de formation. Par exemple, le nouveau débutant, on va commencer par l’alphabet. Les 28 lettres de l’alphabet arabe, la maitrise de ces 28 lettres là, en suite les voyelles qui facilitent la lecture des consonnes, des lettres alphabétiques. D’abord au niveau des voyelles, il y a les trois sortes de voyelles. Les voyelles brèves, les voyelles neutres, les voyelles longues, les voyelles doubles.
 
Après la maîtrise donc de l’alphabet, des voyelles, il y a des techniques de liaisons des lettres. Parce que chaque lettre alphabétique, à l’Etat isolé, voici sa forme, mais à l’état combiné dans la phrase, il faut voir toutes ses formes de combinaison pour pouvoir reconnaitre chaque lettre dans chaque versets. Une fois que cela est acquis, on va passer au doublement des consonnes. Lorsqu’une consonne est doublée, c’est ce qu’on appelle la cha’da en Arabe. Il s’agit d’insister sur la lecture en retardant sur chaque lettre.
 
Il y a ce qu’on appelle les articles qui servent de liaison entres les mots. Il y a aussi des chiffres pour pouvoir reconnaitre la numérotation. Les chiffres de zéro à neuf. Voici en quelque sorte les programmes basiques qu’on peut dispenser au bout de 3 mois, qui peuvent permettre à quelqu’un, à un novice sur le Coran, de pouvoir vraiment lire plus ou moins bien le coran. Bien sûr que cette lecture restera à améliorer.
 
Quelle en est la périodicité ? Au bout des trois mois, c’est matin, midi et soir ? Comment ça fonctionne ?
 
Comme nous le savons, le principal public cible, c’est des intellectuels adultes, très souvent en situation de service. Donc, ils ne sont disponibles que les week-ends. Les samedis ou Dimanche. C’est pourquoi nous avons dit soit les samedi soirs de 15H à 18H, ou les Dimanches matins de 10H à 13H ou alors les Dimanches soirs de 15H à 18H.
 
Une seule fois dans la semaine et trois heures de temps. Mais c’est un programme participatif dans la mesure où ces trois heures de temps que nous faisons ensemble au cours de la semaine, vont nous permettre de leur donner les directives à suivre à la maison. Donc, ils ont quelque chose à répéter à la maison, au quotidien, selon leurs disponibilités. Et voilà, c’est tout cela qui va donner le résultat escompté.
 
Est-ce que les gens sont satisfaits de vos prestations au bout de 3 mois ?
 
Bien-sûr, nous sommes très satisfaisants. Votre confère avait couvert la cérémonie de clôture du CIFOD le week-end passé, à la Minière et il a interviewé les auditeurs. Donc, ils étaient vraiment satisfaits. La satisfaction est là et on a un taux de réussite de pas moins de 95%.
 

Comment ça fonctionne ? Il y a bien des frais pour tout ça non ?

Il y a des frais de participation pour couvrir toutes les charges de la structure. C’est une structure qui n’est pas financé par les structures de l’extérieur. On évolue avec nos propres moyens. Donc, c’est pourquoi nous demandons des frais de participation de 35 000 FG pour l’inscription. Des frais de 75 000 FG la mensualité, plus 50 000 le prix des manuels, les supports de cours. C’est un peu ça, concernant les frais de participations. C’est des frais non-obligatoires. Cependant, nous encourageons les auditeurs à s’acquitter de ça.
 
Comme vous dites que c’est non-obligatoire, est-ce que le citoyen lambda peut venir suivre gratuitement les 3 mois de cours ?
 
C’est non obligatoire, c’est pour vous dire que s’ils ne parviennent pas à payer ces frais-là, il n’y a pas d’autres pressions. Nous n’exerçons pas d’autres pressions sur eux. On les laisse continuer parce que, c’est la formation que nous mettons devant. C’est dans le cas de la prédication islamique.
 
Vous ne bénéficiez pas de l’appui des pays du Golf [Persique], comme l’Iran, le Qatar, le Bahreïn et autres ?
 
Pas du tout. Néanmoins, si on avait une sorte de prise en charge de la part des grandes ONG internationales qui évoluent dans le domaine, on peut le rendre à 100% gratuit l’apprentissage de la lecture pour que tout le monde bénéficie de cette formation qui importante pour tout musulmans.
 
C’est pour quand la prochaine session de formation ?
 
On va démarrer les 17 et 18 août prochain. On va démarrer dans tous nos différents centres. On a 7 centres qui fonctionnent en ce moment ici à Conakry et à Dubréka. Nous sommes à Koumandian Keïta de Coléah, à la Source de la Minière, à l’université Mahatma Gandhi de Lambanyi, à Victor Hugo de Matoto, Koumandian Keïta de Sangoyah, Divine Université de l’aéroport et Younoussa le bon de Dubréka. Nous comptons ouvrir cette fois-ci d’autres centres qui sont en négociation.
 
Comment ça se font les inscriptions ?
 
Les jours du démarrage, le 17 et le 18, on se rencontre là-bas, on procède aux inscriptions et aux explications des programmes. A partir de la semaine suivante, on fait le premier cours.
 
Le lancement officiel se fait dans tous ces 7 centres, ou bien il y a un centre qui est retenu pour ça ?
 
 Le lancement est simultané dans tous les différents centres.
 
Y a-t-il un numéro de téléphone que vous pouvez donner aux personnes désireuses de s’inscrire pour prendre les cours au CIFOD ?
 
 Oui bien-sûr. C’est le 620 50 89 99.
 
Avez-vous un dernier mot ?
 
C’est pour encourager le public guinéen à profiter de cette opportunité. Par ce que c’est une opportunité sous régionale je le précise. Ça existe au Burkina, en Côte d’Ivoire, à Dakar, à Bamako et c’est vraiment très avancé là-bas. En Guinée, c’est seulement en mars 2017 qu’on l’a lancé et il y a déjà vraiment beaucoup de bons résultats. On encourage tous les intellectuels adultes francophones à s’intéresser à ce programme-là. C’est la religion avant tout le but de notre vie ici-bas.
Guineematin
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